jeudi 19 août 2010

Comment supporter les "autres" ?....





Qui n'a pas eu envie un jour de casser la figure à untel parce qu'il n'était pas  de votre avis, parce que sa tête ne vous revenait pas, parce que ses propos vous mettaient hors de vous ? etc.
Qui ne s'est pas vu irrité (voir plus) des conflits internes chez des groupes de mêmes pensées (politiques, écologistes, ...) qui à notre grand désarroi ne parlent pas d'une seule voie au "public" , le laissant dans ses doutes tant sur les propos tenus que sur la crédibilité des intervenants et de leur groupe...
Comment vivre au mieux le(s) désaccord(s) entre nous ?
Comment peut-on rester tolérant et respectueux les uns envers les autres malgré nos désaccords?
Le désaccord peut-il déboucher tout de même sur une bienveillance et épanouissement constructifs pour chacun des protagonistes ?


Pourquoi cette pulsion ? Comment expliquer cette réaction de violence verbale ou physique qui vous monte au nez comme une bouffée de chaleur ?

Il me semble que cette réaction est de même nature lorsque vous voulez convaincre quelqu'un et que celui-ci loin de poursuivre l'argumentation botte en touche, voir vous rit au nez.

Quel sentiment suffisamment fort alors rentre en jeu en votre for intérieur pour ressentir une subite pulsion de violence et de rage ? Est-ce le sentiment d'incompréhension? d'injustice? de non-reconnaissance ?...

Sans doute un peu de tout cela.

Mais ne pas être d'accord avec une personne, ne pas s'entendre avec une personne, ne pas supporter l'autre et en venir à en souffrir (car cette pulsion de violence est une souffrance en nous) n'est-il pas un aveu de faiblesse justement parce que nous ne somme pas "armés" contre cette impuissance et que donc nous prenons des coups ?

Quelles seraient les attitudes possibles en pareil cas :

La fuite
Le combat
L'indifférence

La fuite risque de nous "interpeller" plus tard, et nous ramener tôt ou tard à des remords ou regrets. Bref une culpabilisation de soi.
L'indifférence certes, mais du coup cela dénoterait une coupure des relations et plus généralement une coupure du monde.
Reste le combat qui ne peut être que physique ou verbal.

Sommes nous donc bien armés pour ce dernier ?

Ne parlons pas ici du combat physique qui comme l'on sait ne mène  nulle part sinon à l'hôpital ou en prison au mieux à la morgue au pire....quoi qu'une bonne tarte...des fois ?...
Cela nous renvoie d'ailleurs à nos enfants, avec la fameuse fessé...suite du débat ?..

Il reste donc le combat verbal. Celui-ci risque dans beaucoup de cas d'être inégal... barrière de la langue, de la culture etc... contre cela nous ne pourrons y faire grand chose et donc resterons sur une incompréhension mutuelle de façade, de forme donc car cela n’exclut pas finalement d’être d'accord sur le fond bien souvent. Il s’agit bien souvent au contraire de petits détails de formes qui par effet d’accumulation finissent pas rendre « fou » ..

Quand le niveau de langage est concordant et que le désaccord persiste lorsque la "rencontre" prend fin... alors ce fameux sentiment de révolte nous gagne là aussi...

Que nous disons-nous dans ce cas précis ?
Après un bon moment de rumination sur la "bêtise " et l'erreur de l'autre...n'en venons-nous pas finalement à nous auto évaluer sur cet "échange" ?....n'apparaît-il pas des "j'aurais dû lui dire ceci quand il m'a dit cela...", des "et puis d'abord qui est-il pour me dire...."
Nous en venons en effet à nous "réprimander" personnellement de ne pas avoir été  à la hauteur, de ne pas avoir été "bon", bref, d'avoir été mauvais !

Mais une autre voie est celle ou vous ne vous reprochez rien du tout finalement. Vous vous dites..."pufff, quel c..celui-là" et puis retournez tranquillement à vos occupations sans que plus rien ne refasse surface...en surface me direz-vous peut-être...

Vous restez donc ici sur vos positions et le "regard" de l'autre ne vous fera jamais changer d'avis ni provoquer une quelconque remise en question. Vous refuser finalement le conflit. 

Dans le premier cas (rumination), il y a souffrance "post" rencontre et le doute s'installe
Dans le deuxième cas (fuite du conflit), il y a tension, stress momentané mais aucune transformation ne s'opère par la suite.

Quelles sont les conséquences de ces 2 postures ?

La première peut être "dangereuse" pour l'individu car rester sur un "échec" n'est jamais bon...on finit par "ravaler sa salive" et l’on garde ainsi enfoui en soi de la frustration qui tôt ou tard fera des dégât (psychanalyse...psychopathologie...)
La deuxième peut être aussi dangereuse car nous restons "ignorants" finalement des visions et compréhensions d'autrui. Cela peut déboucher à force sur un certain obscurantisme qui nous mène tout droit dans l'isolement et le renfermement sur soi. Bref une vie recluse sur ses pensées, sa vérité, sa propre ignorance.

Il est donc important d'échapper à ces 2 attitudes destructrices l'une comme l'autre...

Quelles peuvent en être les alternatives ?
`
Dans le premier cas, le doute est une bonne chose car il permet de se remettre en question et donc d'évoluer. Mais l'excès de doute est nuisible car il paralyse l'action et la pensée. Il faut donc l'accepter mais aussi le transcender... bref, savoir accepter l'opinion de l'autre, ses différences sans pour autant remettre les nôtres à plat.
Dans le deuxième cas, il faudra faire preuve d'humilité et reconnaître que la vérité n'existe pas et quelle est tout aussi "chez" vous que chez l'autre...

En somme tolérance, humilité, « depassionnement », écoute (active), argumentation... sont les clés pour "supporter" l'autre, "bien" vivre le désaccord inévitable voir salutaire et se supporter soi-même par retour... un point est sûr : cultivons notre jardin et notamment notre « langue » pour pouvoir poursuivre le débat et remporter si possible ces "batailles " de tous les jours pour sortir l’un comme l’autre vainqueur car enrichis par nos échanges.


Bibilographie :

Oui au retour de l’engueulade !

source : Psychologie magazine :
 invités : Alain Bentolila son livre La Perversion ordinaire, vivre ensemble sans autrui (Denoël, 2007) &. Professeur de linguistique à l’université Paris-Descartes, il est l’auteur du Verbe contre la barbarie, apprendre à nos enfants à vivre ensemble (Odile Jacob, 2007).

lundi 9 août 2010

Ressources humaines, ressources naturelles...mêmes dangers, mêmes solutions ?...










Nos relations au travail ont changées tout comme nos relations dans le travail. Laissons de côté la période de l'avant seconde guerre mondiale. Les trente glorieuses ont vu quant à elles l'arrivée du plein emploi où l'offre était globalement supérieure à la demande. Dans ce contexte, la gestion de l'humain dans l'entreprise était relativement simple car chacun (employeurs comme employés) y trouvait finalement son compte. De même pour la gestion des ressources naturelles : pas de pénurie, de l'abondance. Conclusion, pas d'externalités négatives "apparentes"  dans les deux cas. (1) Bref, la gestion des ressources en général se faisait d'elle-même pourrait-on dire. On restait car le salaire et les promotions étaient au rendez vous, on partait le cas échéant, trouver une herbe plus verte dans l'entreprise voisine. Point de bulle de stress psychologique à l'horizon, point de bulle de stress sur les écosystèmes. Si la pression était trop forte on allait voir/prélever ailleurs. Sans doute le paradis du système économique capitaliste, où flux de matières et d'hommes coulent le long d'un long fleuve tranquille tant que l'offre de ressources >= demande...mais pour combien de temps encore ?...




Passé l'égalité de cette équation, on se retrouve en effet dès la fin des années 70 progressivement en situations inverse et c'est là que le système économique ne peut plus fonctionner...le fleuve s'agite, les rouages grippes et la machine s'enraye au mieux, se casse au pire. Le rythme des cycles de vie économique s'accélère (délais d'étude, de production, de vente, de création et disparition, de turnover...). La financiarisation de l'économie et la course à  la consommation deviennent les seules solutions pour "s'en sortir" poussant les entreprises quant à elles à la course à la performance.(2) Les employés doivent s'adapter tout en résistant. Car leur accompagnement dans l'entreprise ne suit pas, tout comme leur longévité en leur sein d'ailleurs.
Alors, que faire des ces employés qui désormais ne veulent plus partir ? comme vissés sur leur sièges ?...sachant qu'ils ne retrouveront pas d'emplois à rémunérations et/ou intérêts équivalents ?...que faire également des "bons" éléments qui se voient refuser une augmentation ou une promotion car les places au-dessus ne se libèrent pas au mieux ou ne se renouvellent plus au pire?...l'entreprise se sclérose de l'intérieur alors que le marché se rétrécit de l'extérieur...comment y fluidifier les rouages ?...Les années de recherches d'optimisations se poursuivent…faire plus avec moins…telle est la devise désormais dans l'entreprise.Telle une montgolfière peinant à s'élever, il faut l'alléger et ne garder que le minimum de ressources dans la nacelle tout en s'équipant d’outils techniques "modernes" pour la piloter.

Les DRH veillent sur le code du travail, gèrent les licenciements dus aux fusions, acquisitions, restructurations et leurs lots de contentieux induits. Ils sous-traitent le recrutement à des "spécialistes" n'ayant plus eux-mêmes le temps et leurs propres ressources pour faire leur travail premier : celui d'embaucher sereinement les entrants, de conserver les existants en les formant et d'accompagner respectueusement les sortants. Les DRH ne "dirigent" plus les ressources humaines, ils ne font qu'aiguiller les flux, contactent les cabinets de recrutement, leurs avocats et gèrent (en relation avec la comptabilité) les rémunérations  qui se complexifient notamment avec les 35h…la gestion du plan de carrière des employés au sein de l'entreprise n'a plus de raison d'être car il n'y a plus de "plans", ni de "carrières", la "plan de carrière" a disparu de l'entreprise, sa visibilité à 3/6 mois y étant antinomique.
Il faut que "ça passe" ou "ça casse" pour que l'entreprise survive. Alors les tensions montent, les conflits se multiplient et les "indésirables" font la queue au pôle-emploi. Après tout, à l'état de les gérer, l'Economie n'en a que faire !…sauf peut-être l'économie solidaire qui pourra peut-être en récupérer quelques-uns…qu'ils se débrouillent donc...(3)
Si l'entreprise doit avant tout faire du profit pour vivre et ensuite embaucher pour produire sa valeur ajoutée, elle cherchera inexorablement dans cette période d'équation négative (offre inférieure à  demande) à diminuer ses coûts de production pour "suivre" la concurrence...mais pendant combien de temps encore et pour aller où ?

Les représentants du "petit" peuple Kogis ne disaient-ils pas à Eric Julien au sujet du gain de temps que nos sociétés modernes permettent de réaliser : "...mais, vous voulez allez jusqu'où plus vite ?..." (4)
Pour sa part, le temps des "trente laborieuses" (70/2000) touche en effet à sa fin aujourd'hui. Comme le disait en substance A. Einstein "Ce qui rend fou, c’est de faire plus et mieux de la même chose en en espérant des résultats différents". L'optimisation a ses limites et le mental des hommes également. Si les ressources s'adaptent pratiquement à toutes les situations, ce ne peut être à n'importe quel prix et en tout cas, pas sur une période de temps incompatible avec leur renouvellement. Les écosystèmes comme les individus sont bien là aussi logés à la même enseigne. De plus, comme le dit si bien René Dubos : "il y a des choses auxquelles il faut refuser de s'adapter..." (5)

Dix à vingt ans auront cependant été nécessaires pour que les premiers "signes extérieurs de tristesse" apparaissent au grand jour et que les psychologues du travail  et scientifiques de l'environnement commencent à être entendus puis écoutés.

Car à force de considérer les ressources humaines et naturelles  inépuisables et jetables, sans "coûts" réels, leurs externalités négatives  prennent désormais des proportions et conséquences dramatiques. On le voit aujourd'hui sur les hommes comme sur les écosystèmes. Leur dégradation et leur épuisement sont similaires dans les deux cas.(6)
Car malgré leurs grandes capacités à résister, celles-ci finiront bien par s'épuiser, se dégrader au mieux, disparaître au pire (combien d'actifs et de pétrole à terme ?). En ce qui concerne les ressources humaines, elles deviendront sans doute passives, désengagées, démotivées et se spécialiseront dans les jurisprudences découlant du code du travail pour toucher leur chèque au prochain plan social. A ce rythme, il ne faudra pas s'étonner de notre faible compétitivité face aux pays que l'on disait sous-développés il n'y a pas encore si longtemps…que nous restera-t-il ?…alors qu'eux-mêmes s'engouffrent dans notre modèle de société ?


Les DRH comme les dirigeants n'ont pas vu venir ces nouvelles bombes à retardement…les signaux devaient sans doute être trop faibles et les spécialistes de ces questions inexistants au sein même de l'entreprise. Ils ne s'y sont pas préparés et aujourd'hui se voient désemparer face à ces nouveaux fléaux : le désengagement/dégradation au mieux et la rupture psychologique/disparition au pire. (7) Quoi de plus normal quand on sait que 80% des activités (pour ne pas dire "problèmes") relèvent, dans une entreprise, de "l'humain" et  20 à 80% (suivant l'activité) des matières premières ?...où étaient les x% de "spécialistes" de l'humain et des ressources naturelles dans l'entreprise et où sont-ils  aujourd'hui ?...

Si des alternatives commencent à émerger que ce soit pour les ressources humaines comme pour les ressources naturelles, comme le "recyclage" par exemple (tri des déchets pour les unes et plan de reconversion pour les autres) celles-ci n'en sont qu'à leur état embryonnaire et d'aucuns voient déjà les limites de ces "filières"...et proposent d'ores et déjà une solution ultime de pérennité : la solution "cradle to cradle" (8): plus de gaspillage, de "déchets". On ne doit plus rien "jeter" mais faire avec ce qui existe et le faire "vivre" indéfiniment...comment alors, réussir à  faire des ressources humaines en entreprise une ressources durable car "recyclable" à l'infini au travers de leurs développements propres comme au travers du développement personnel de leurs employés ? Ne pouvons-nous pas nous inspirer de la nature qui le fait elle depuis les millions d'années : une évolution durable où tout à une raison d'être et une fonction optimisée (composante majeure d'un écosystème) et ou les "déchets" n'existent pas ! (9)


Utopiste me direz-vous ?...certainement car je ne suis pas à ce point aveugle pour savoir que ce chemin sera long à prendre au mieux, voir impossible sans ruptures au pire. Car comme nous le dit Malarewicz (10), tout changement majeur au sein d'un système recherche inexorablement sa stabilité et donc son "non-changement" compte tenu de son homéostasie intrinsèque. Ainsi le changement serait "saltatoire"(exige des sauts). "...à une phase de non-changement succède une phase de changement qui prend, de manière plus ou moins dramatique, l'aspect d'une crise..." nous dit-il. Il nous rappelle également que la même logique existe au sein des ressources naturelles : que "l'évolution, selon de nombreux spécialistes, obéit à ce même type de logique..."
Hubert Reeves nous raconte ainsi le caractère dramatique de l'extinction des dinosaures qui a permis cependant à d'autres espèces de se développer lesquelles, nous dit-il, "..s'ils avaient pu parler, auraient peut-être dit tout simplement "ouf! enfin débarrassés!"..."(11)


Mais nous pouvons être optimiste par certains côtés car des exemples vertueux existent et se multiplient à travers le monde. Ainsi l'entreprise Interface au USA pionnière dans son genre est un exemple aujourd'hui pour beaucoup d'autres. Outre la mobilisation globale de ses employés et de sa direction pour mettre en oeuvre une activité durable et relever le challenge du "Zero waste" sur le plan des ressources  naturelles mais aussi sur le plan des ressources humaines, c'est d'une prise de conscience et  d'engagement  de son dirigeant : Ray Anderson dont il s'agit avant tout. La bonne nouvelle, c'est que cette "montagne surnaturelle" qu'il s'est donné de gravir, la montage "sustainability" dont il parle et dont ils ne sont qu'à la base aujourd'hui nous dit-il humblement, ce nouveau paradigme qu'ils réalisent pourtant aujourd'hui est parti d'une simple vision, d'une simple question à laquelle un seul homme à chercher à répondre en 1994. Cette question était "que faite vous, vous Interface pour l'environnement ?"...de là une nouvelle histoire a commencé, transformant  cet homme comme son entreprise.(12)

 Ne prétendant pas  détenir la vérité et ne cherchant à aucun prix à imposer la mienne sachant les résultats dramatiques que cette posture à pu et a encore aujourd'hui sur notre humanité, je constate simplement cependant,  que notre gestion de la nature comme de l'humain ne semble pas aller dans le bon sens et que ces ressources ne sont plus à leur "place". En effet, il me semble qu'il serait temps d'envisager de nouvelles relations de ces ressources avec notre environnement en général et son évolution . En cela le terme ressources serait à bannir car il ne fait que trop nous enfermer dans notre vision linéaire des choses. Nous devons renverser la vapeur et comprendre que cette linéarité est une impasse et que c'est de la circularité dont nous avons besoin. Si les ressources dont nous avons parlé sont à un moment donné des inputs, ce n'est que pour mieux être transformées en outputs au bout du compte par notre développement (éducatif, social, culturel, économique, psychologique, philosophique...)



Alors que de simples relations linéraires ne peuvent être qu'éphémères dans notre monde fini, les relations "cycliques"  sont certes beaucoup plus complexe à mettre en oeuvre mais sont pour le coup perpétuelles. Je pense alors instincitvment et peut-être naïvement que nous aurions tout intérêt à regarder du coté de la nature pour s'inspirer de solutions (13). Comme le dit  Philippe Jamet "...la nature n'en est pas, comme nous, à s'interroger sur le pourquoi et le comment du développement durable. Tandis que nous théorisons sur ce sujet, elle le pratique assidûment et depuis le fond des âges..." (14).

-----------------------

(1)  Piloter un développement responsable : quels processus pour l'entreprise - Oliver Dubigeon.
Notamment : "...Les activités économiques qui détruisent l'environnement ou appauvrissent les ressources naturelles, ou encore ont un impact négatif sur la santé ou le bien -être des populations sont toutes comptés positivement dans le PNB..."
(2) C'est maintenant 3 ans pour sauver le monde - JM Jancovici & A Granjean
(3) Jean-Marc Borello du Groupe SOS: modèle SOS et conférence
Mohamad Yunus : Vers un nouveau capitalisme et une conférence chez Google en 2008
(4) E. Julien à l'émission "La grande librairie" sur France 5 le 13/5/2010 - ( 4'40'' )
 Kogis, Le réveil d'une civilisation précolombienne - E. Julien
(5) Extrait de la Radioscopie de J. Chancel avec René Dubos en 1979 
Dans l'homme ininterrompu, il ajoute "...l'homme est surpassé par beaucoup d'espèces animales dans (de nombreux) domaines (...) mais il les dépasse tous par sa faculté d'adaptation..."
(6) Natural Capitalism - Paul Hawken & Amory Lorins
Notamment p. 528 : "...on peut dire du capitalisme industriel qu'il élimine, sans leur donner de valeur, à la fois le capital naturel et la capital humain : il cherche les gains économiques à court terme par des voies qui sont nuisibles aux perspectives et aux objectifs humains à long terme..."
Voir également la vidéo présentant le sujet par les protagonistes sur YouTube
(7) Un psy chez les DRH et Pérennité au travail : âge, bouleversement et performance - Florian SALA & Lyvie Guerét-Talon
(8) Cradle to cradle / remaking the way we make thingsW. Donough &M.  Braungart 
présentation du principe par W. Donough sur TED Utube
(9) Charles Moore "Only we humans make waste that nature can’t digest " (00'50")
(10) Systémique et entreprise - Jacques-Antoine Malarewicz - éditions Person
(11) Chronique du ciel et de la vie - H. Reeves (p.185) 
(12) Ray Anderson interview
Interface sustainability report (1997)
(13) ecology of commerce - Paul  Hawken. p.33
(14) La quatrième feuille - Philippe Jamet


------------------------------
---------------------