mercredi 16 juin 2010

Le partage : Du comment au pourquoi ?



La notion de partage est au cœur des principes du développement soutenable. Les NTIC accèlèrent, facilitent, optimisent le partages d'informations enre les individus dans leur sphère privé comme profesionnelle. ....cette notion d'apparence triviale, contient  à elle seule l'une des raisons majeures à notre situation de crise actuelle tant économique, que sociale et environnementale. En cela, sa compréhension et pratique contiennent une des clés du succès d'un développement plus durable...


Résumé : 
Nous ne pouvons que vivre avec "les autres" mais n'avons pas réellement appris à le faire. Or vivre ensemble, c'est partager . Si nous ne l'avons pas appris dès notre plus jeune âge, cette posture vis-à-vis des autres mais aussi de soi-même  sera très difficile à s'approprier. En effet, cette prédisposition d'esprit n'est pas naturelle chez l'homme tout comme le changement d'ailleurs. Au delà des outils de partage que peut créer l'homme passionné de technique, (information, quotas, règles, lois, impôts...) le "vrai" partage lui, semble bien  maigre dans nos sociétés dites modernes d'aujourd'hui. Sans valeurs monnayables,  les motivations nobles et durables de ce partage bienveillant et désintéressé comme la fraternité et l'humanité sont délaissées. Celui-ci  reste donc à construire au plus tôt car il se pourrait bien qu'il soit un passage obligé pour nous réconcilier et rendre pérenne notre humanité.


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Pour vivre durablement, un individu, une entreprise doit apprendre à vivre avec les autres...sans les autres points de salut ! Car si "l'enfer c'est les autres" par bien des cotés, c'est aussi notre paradis par bien d'autres. Nous ne pouvons tout simplement pas nous en passer qu'on le veuille ou non.

Partant de cette hypothèse simple (sans être une certitude car la certitude est le début de nombreux ennuis...), le constat est que  notre environnement en général et  
les autres en particulier doivent être compris et rester à  nos cotés, sans les rejeter. Pour vivre et construire ensemble durablement, il nous faut donc partager, échanger, dialoguer, écouter, composer avec ce qui nous entoure.

Ainsi amené, le partage pourrait s'apparenter à une vertu. 

Mais à y regarder  de près, le partage serait plutôt une conséquence logique de plusieurs vertus mises en œuvre. Ainsi pour ne citer que quelques-unes :
  • La gratitude : en partageant, j'attends un « juste retour » de celui-ci qui reçoit car le partage ici n'est pas étudié en termes de dons.
  • La tolérance : la tolérance me pousse à respecter l'opinion des autres et en cela à les partager
  • La générosité : elle est une prédisposition au partage
  • La compassion : elle peut être un moteur pour partager.
  • Le courage : partager n'est pas un "don" naturel (il suffit de regarder les enfants). Aussi, le courage peut être nécessaire pour le passage à l'acte au-delà de la  simple intention elle, plus "aisée".
  • L'humilité : si le partage peut être imposé, avec force et violence parfois, l'humilité nous enseigne le doute, la sagesse favorisant le volontariat conscient plutôt que le passage en force.
  • ...
Plus qu'une vertu ou qualité donc, le partage aurait besoin de plusieurs d'entre-elles pour s'accomplir!!...on comprend mieux ainsi pourquoi cette notion est en fait si peu "partagées" quant à elle, par les hommes.
On le perçoit donc, les vertus  nous conduisent à l'engagement qui lui-même nous conduit au partage. Notion fondamental nécessaire mais non suffisante à notre salut (autre débat..cf. les conditions du succès d'un développement soutenable..)

Nous voilà donc face à cette notion,
le partage, que l'on retrouve sous deux formes bien distinctes dans notre business as usual de tous les jours à savoir : d'un côté l'économie, l'entreprise en général et la finance en particulier et de l'autre cette notion sociale, d'économie solidaire, d'humaine et d'éthique de l'autre. Comment relier cette dernière notion vertueuse comme on vient de l'illustrer avec les notions du partage dans notre économie de marché ?

Commençons par regarder cette
vidéo sur le partage...de documents !

On le voit les "vertus" pour le coup économiques et marchandes du partage sont nombreuses : ici gain de temps, d'espace mémoire, de ressources, donc de fiabilité, bref de performance, nous y voilà !...



 D'un coté le gain de performances économiques pour "l'ordre" technique et scientifique que représentent l'entreprise et l'économie, de l'autre le gain de performance dans le développement personnel, humain, social d'un point de vue donc de l'épanouissement personnel et de bien-être de tous. 

Ce que soutiennent les principes du
sustainable development, c'est justement une approche globale, systémique des choses. Il ne doit pas (plus) y avoir d'un coté la recherche de performances économiques et de la l'autre la recherche de la  "performance" sociale qui n'est autre que notre quête quotidienne du bonheur pour chacun. Car à cloisonner les recherches de performances par systèmes, on en oublie la complexité du système global. Et l'on oublie ce que la complexité nous enseigne : la somme des performances indépendamment développées, non concertées, non partagées ne sera jamais égale à la performance globale qu'une société dans sa globalité requiert pour durer. 

On le voit, penser dans la durée notre vie personnelle, nos entreprises, nos états, nos sociétés...Bref notre humanité, c'est à la fois changer notre angle de vision mais également observer par de nouveaux prismes notre réalité de plus en plus complexe et donc de plus en plus dangereuse car non maîtrisée. C'est à la fois prendre du recul et de la hauteur, c'est donc trouver de nouvelles postures, de nouveaux comportements plus que de nouveaux outils face au réel dans notre vie de tous les jours...là est la difficulté et l'enjeu majeur de notre devenir. Si ces outils sont bien entendu nécessaires comme les outils de mesures, d'incitation, de contrôle (émissions de CO2, code éthique...)  mais aussi de production (ENR, tri des déchets...) ils risquent fort de ne pas être suffisants. Car notre tendance "naturelle" va bien plus sur le plaisir de construire des outils que de s'interroger sur le pourquoi de ceux-ci et de la place des hommes au coeur de tout cela...l'outil au service de l'homme ou l'inverse ?


A fabriquer de nouveaux outils "techniques" quand bien même seraient-ils "verts" ou plus verts , nous risquons une fois de plus  d'oublier les hommes qui se cachent derrière et qui eux n'ont toujours pas reçu d'outils pour apprendre à partager...
Si l'innovation technique et technologique de la "Green economy" comme de la "Knowledge economy" créera des richesses, des emplois et des biens de consommations nécessaires à notre développement, elle devra également s'accompagner d'innovations sur le plan humain pour que ce développement soit réellement celui des hommes et donc soit réellement pérenne. Ces innovations plus d'ordre mentales et comportementales relèvent plus pour le coup d'une "Green attitude" et d'un "Knowledge of human" c'est à dire de soi-même et des autres. Autre programme me direz-vous mais tellement passionnant et riche d'expériences à vivre...Espérons que ce "goût des autres" viendra alors peut-être de ce sursaut de quête de sens chez chacun d'entre nous. Quête en développement espérons-le, ne pouvant que  développer notre sens du partage.

lundi 14 juin 2010

"Le temps, c'est de l'argent"

"Le temps, c'est de l'argent"..exemple par a+b :

cas d'école :
Je dois lire un  ouvrage sur les techniques de managment avant mon prochain séminaire de ma société X. il s'agit d'un ouvrage conséquent de 245p du celèbre auteur Y, bien connu dans le milleu....Ce livre pourra difficilement se lire d'une traite comme un roman et donc nécessitera des lectures espacées pour en tirer tout son profit. il me reste 3 jours et je sais que je n'aurai pas le temps de le lire.

(le cas du déménagement de mon logement marche tout autant ! noté Cas bis)

Quelles solutions s'offrent à moi ?

Si l'on écarte celle effectivement de tenter de lire le livre (hors sujet ici), il me reste plusieurs pistes :

Cas 1 : Chercher un "résumé" sur internet, puis le lire et me l'approprier
Cas1b : rechecher une locatio de fourgon sur internet au moins cher et pour la date donné

Cas 2 : Interroger autour de moi pour connaitre quelqu'un dans les relations l'aurait lu et pourrait ainsi m'en faire un résumé au cours d'une discussion d'une petite heure minimum. Le cas écheant trouver un créneau (rapidement!) pour renconter la personne et enfin passer un heure avec elle pour m'approprier son contenu
Cas 2b : rameuter les bonnes âmes parmi mes relations pour m'aider dans mon labeur !

Cas 3 : touver un consultant en management disponible rapidement connaissant le sujet (plus que le livre de préférence), caler un rendez vous rapidement avec lui puis l'écouter (1h) et m'appropier son exposé
Cas 3b : trouver un professionnel

Dans les 3 cas de figure, bien qu'inférieur au temps estimé pour lire le livre/déménager (partons sur 6h) il me faut de toute façon, passer du temps pour explorer les pistes, excecuter l'action en découlant et intégrer cet enseignement.

Egalement,
Dans les 3 cas, la probabilité de conclure est différente suivant la piste donnée. Prenons une échelle de probabilité comprise entre 0 et 100

Ainsi on peut énoncer les couple (temps, probabilité d'occurence) suivant pour l'exploration de la piste en question


Cas 1 et 1b = (10 min; 2,5)
Cas 2 et 2b = (1h; 5)
Cas 3 et 3b = (2h; 90)

on constate que plus le temps est long plus la chance d'aboutir est grande..peut-on le généraliser ?...sans doute pas..à suivre

Par contre, on peut également ajouter un paramètre, passant ainsi du couple au triplet. Ce paramètre serait le coût bien entendu. Là encore penons une échelle de 0 à 100€ et plus où 100€ serait la référence égal au produit de votre propre coût horaire par le temps passé :

ainsi votre cout horaire (Ch) serait donné par : 100 = Chx6h (6h étant la moyenne du temps de lecture par vous-même du livre en question) ce qui donne ici Ch = 17€/h à environ. Partons comme hypothèse que vos amis sont au même taux horaire et que le consulant professionnel soit lui à 100€/h

on définira le Ci (coût immédiat) le produit = Ch x t

Ainsi Cas = (t; P; Ci) avec
Cas 1 & 1b= (0,6h ; 2,5 ; 17x1/6 = 2,8€)
Cas 2 & 2b = (1h; 5; 17x1 = 17€)
Cas 3 & 3b = (2h; 90; 100x2 = 200€)

Ici on constate (sans s'occuper des probabilités d'occurrence pour le moment) que, comme on pouvait s'y attendre, le cout de votre propre travail est inférieur à celui occasionné par le choix de vos amis et aussi intérieur au cout d'un tiers rémunéré..normal me direz vous c'est pourquoi on fait en général son démengament avec ses amis et on ne fait venir un consultant quand il est trop tard :).....mais !

Mais cela est sans tenir compte des probabilité d'occurrence. Ainsi si je pondère le coût par la probabilité cela donne :

Cr = coût réel = Ci (coût immédiat) /  (P/100) soit :
Cas 1 :  Cr1 = 2,8€ x 0,025 = 110€
Cas 2 : Cr2  =  17€ / .05 = 340€
Cas 3 : Cr3 = 200€ / 0,9 = 222€

sans chercher à travailler les valeurs des paramètres et variables..(c'est l'ordre de grandeur qui importe et le sens d'évolution) on constate que cette fois à chance égale, les couts différent sensiblement...

Conclusion : en travaillant les valeurs on s'apercevra que chercher à faire soit même ou entre amis n'ai pas beaucoup plus intéressant voir moins intéressant que de sous traiter par un professionnel...on sous-estimerait ainsi notre propre valeur...car notre temps n'est pas facilement évaluable en tant qu'individu sorti du contexte professionnel et que si l'on pense que son temps est gratuit, on se trompe formtement.

Vouloir faire en  son déménagement  avec ses amis...coute finalement bien plus cher qu'il ne semble et que son propre temps "libre" est finalement plus "précieux qu'il n'y parait !CQFD

vendredi 11 juin 2010

"Vous devez être le changement..."




"Vous devez être le changement que vous voulez voir en ce monde" -  Gandhi

Que nous dit cette citation :

1- Pour que le changement "existe"  il faut bien que quelqu'un commence !...or si chacun renvoie à "l'autre" de le faire ......bref, on l'aura compris, c'est à chacun de "changer" et ainsi les "autres chacun" en faisant de même, il y aura changement.
2 - Si l'on "négative" cette citation alors on peut en avoir la lecture suivante : Si vous ne voulez pas voir de changement dans le monde alors ne changer pas.

Cette 2eme lecture me parait plus intéressante en cela que pour la première tout le monde dit  "oui, bien-sûr c'est évident !..." et bien souvent on s'arrête là !!. Comme dit Philippe Jamet dans son livre  "La quatrième feuille" au sujet d'une autre maxime (la définition du développement durable dans le rapport Brundtland du nom de son auteur) mais tout aussi valable ici :
"Passé l'émerveillement d'avoir mis à jour une maxime qui semble résumer à elle seule le principe de nos sociétés, nous nous trouvons maintenant embarrassés. Car une maxime n'est pas un mode d'emploi. Elle ne possède ni amont, ni aval. Elle est un peu à la vie ce que la borne est la route. Si l'on s'assied dessus, on ne progresse pas d'un pouce sur le chemin"


Laissons donc là la première lecture (pour le moment) et penchons-nous sur la deuxième. Car si la majorité des gens sont pour le changement mais ne le pratiquent pas en actes, c'est que de fait ils s'inscrivent dans la deuxième proposition (sans vouloir le reconnaitre ou l'admettre...bien évidement !). Je suis convaincu qu'à bien échanger, en poussant la réflexion et le débat, beaucoup finalement viendraient à l'admettre...."oui bien entendu je suis  pour que "çà" change mais vous comprendrez que moi je ne peux pas .....ne peux pas faire....parce que.......et puis "ils" n'ont qu'à changer "eux" d'abord....."
Si les gens veulent volontiers changer, on voit rapidement qu'il ne "peuvent" pas dans le sens ils n'y arrivent pas tout simplement (exemple les bonnes résolutions du 1er janvier...) 

Or qu'est ce que le changement ?

Thème largement ressassé et  tellement à mode qu'il doit provoquer des allergies à sa seule évocation (tout comme le développement durable d'ailleurs) Jacques-Antoine Malarewicz nous l'explique fort bien et simplement dans son livre "Systémique et entreprise"

à completer, finir et donc à suivre...



(sur le changement, à développer)

jeudi 10 juin 2010

"Tisse ton oeuvre..."

 "Tisse aujourd'hui ton œuvre avec sens, clairvoyance et respect  sans t'effrayer de ce qu'elle sera demain. Demain alors, tu contempleras ta merveille et ne sauras expliquer comment tu l'as conçue"

Que nous dit cette citation ?

Celle-ci nous renvoie à la fameuse... "Le bonheur, c'est le chemin..."

L'important, le bonheur, on l'aura compris, n'est pas tant la recherche absolue d'une finalité dans sa vie mais bien l'action quotidienne pour y parvenir. Les moyens de cette construction réussie ?...le sens,  "cadré" par de la clairvoyance et du respect.
On peut tout à faire envisager ici le mot sens dans ses deux acceptions :
  • j'utilise mes sens, ma perception, mon feeling pour conduire ma vie. Je suis dans l'ordre du corps, du ressenti mais j'y ajoute toutefois des valeurs et des vertus. Cette fois je suis dans l'ordre de l'esprit
  • je donne du sens à ce que je fais, je dis, je veux...bref à ma vie :
Mais alors me direz-vous comment "construire" ma vie sans  regarder devant, la penser et la projeter dans l'avenir ?, si je me focalise trop sur aujourd'hui, c'est comme ne regarder que les compteurs dans sa voiture et non la route devant, ni dans les rétroviseurs d'ailleurs !...

Tout d'abord "demain n'existe pas", la route dont vous parlez est bien celle que vous voyez au moment ou vous conduisez, demain, c'est la route que vous ne voyez pas celle de suite après le virage ou au bout de l'horizon. Celle-là n'existe que dans votre l'imagination, or la "vraie" vie est ici et maintenant. Sans tomber dans l'explication simpliste, il n'est pas dit qu'il est interdit de penser à demain, d 'imaginer,  de rêver etc. bien entendu...mais il ne faut pas pour autant "perdre" sa vie à la projeter et se tromper de "cible". Vous pouvez donc étudier la carte avant de partir ou même de temps en temps pour faire le point...mais jamais en conduisant !...et l'intérêt du voyage n'est pas la lecture de la carte, car après un minimum de lectures de celle-ci toute lecture supplémentaires ne fera que retarder votre voyage.

Cette projection non seulement nous "accapare" notre (vraie) vie mais elle crée une tension mentale forcement délétère (cf. les névroses pathologique en psychanalyse et psychopathologie notamment). Passer son temps à faire des "allers et retours" (voir ne pas souhaiter revenir tout court et resté dans le lendemain) entre ce que je suis et ce que je voudrais être...est usant voir davantage, car facteur de perte d'énergie, de temps et donc de vie. On peut en effet passer sa vie à la regarder comme un spectateur sans jamais devenir acteur.

Construire sa vie, c'est vivre pleinement sa construction (on retrouve le chemin). Le temps des plans du "bâtiment" ou des futurs bâtiments ne doit être que des étapes, des parenthèses pour "penser" sa réalisation, mais en aucun ne doit se substituer à "la" réalisation elle-même. C'est bien dans les tâches quotidiennes et non dans les tâches en devenir que le poids de la balance est et doit être le plus lourd. Donc c'est sur ce quotidien que je dois me focaliser et non sur le devenir.

Si nous sommes d'accord sur cette interprétation, le texte nous demande d'aller plus loin.  Il donne des clés pour conduire sa vie..prenons encore l'exemple de la voiture. Que signifierait conduire avec du sens, clairvoyance et respect ?

à suivre ...


A développer :
  • Ces moments d'élaboration des "plans" peuvent et doivent (cf. sans t'effrayer) être eux aussi vécus pleinement et sereinement afin de les allers-retours se passent bien et que les retours ne soient pas sources de déception (pensez aux retours de vacances !....)