La notion de partage est au cœur des principes du développement soutenable. Les NTIC accèlèrent, facilitent, optimisent le partages d'informations enre les individus dans leur sphère privé comme profesionnelle. ....cette notion d'apparence triviale, contient à elle seule l'une des raisons majeures à notre situation de crise actuelle tant économique, que sociale et environnementale. En cela, sa compréhension et pratique contiennent une des clés du succès d'un développement plus durable...
Résumé :
Nous ne pouvons que vivre avec "les autres" mais n'avons pas réellement appris à le faire. Or vivre ensemble, c'est partager . Si nous ne l'avons pas appris dès notre plus jeune âge, cette posture vis-à-vis des autres mais aussi de soi-même sera très difficile à s'approprier. En effet, cette prédisposition d'esprit n'est pas naturelle chez l'homme tout comme le changement d'ailleurs. Au delà des outils de partage que peut créer l'homme passionné de technique, (information, quotas, règles, lois, impôts...) le "vrai" partage lui, semble bien maigre dans nos sociétés dites modernes d'aujourd'hui. Sans valeurs monnayables, les motivations nobles et durables de ce partage bienveillant et désintéressé comme la fraternité et l'humanité sont délaissées. Celui-ci reste donc à construire au plus tôt car il se pourrait bien qu'il soit un passage obligé pour nous réconcilier et rendre pérenne notre humanité.
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Pour vivre durablement, un individu, une entreprise doit apprendre à vivre avec les autres...sans les autres points de salut ! Car si "l'enfer c'est les autres" par bien des cotés, c'est aussi notre paradis par bien d'autres. Nous ne pouvons tout simplement pas nous en passer qu'on le veuille ou non.
Partant de cette hypothèse simple (sans être une certitude car la certitude est le début de nombreux ennuis...), le constat est que notre environnement en général et les autres en particulier doivent être compris et rester à nos cotés, sans les rejeter. Pour vivre et construire ensemble durablement, il nous faut donc partager, échanger, dialoguer, écouter, composer avec ce qui nous entoure.
Ainsi amené, le partage pourrait s'apparenter à une vertu.
Mais à y regarder de près, le partage serait plutôt une conséquence logique de plusieurs vertus mises en œuvre. Ainsi pour ne citer que quelques-unes :
Partant de cette hypothèse simple (sans être une certitude car la certitude est le début de nombreux ennuis...), le constat est que notre environnement en général et les autres en particulier doivent être compris et rester à nos cotés, sans les rejeter. Pour vivre et construire ensemble durablement, il nous faut donc partager, échanger, dialoguer, écouter, composer avec ce qui nous entoure.
Ainsi amené, le partage pourrait s'apparenter à une vertu.
Mais à y regarder de près, le partage serait plutôt une conséquence logique de plusieurs vertus mises en œuvre. Ainsi pour ne citer que quelques-unes :
- La gratitude : en partageant, j'attends un « juste retour » de celui-ci qui reçoit car le partage ici n'est pas étudié en termes de dons.
- La tolérance : la tolérance me pousse à respecter l'opinion des autres et en cela à les partager
- La générosité : elle est une prédisposition au partage
- La compassion : elle peut être un moteur pour partager.
- Le courage : partager n'est pas un "don" naturel (il suffit de regarder les enfants). Aussi, le courage peut être nécessaire pour le passage à l'acte au-delà de la simple intention elle, plus "aisée".
- L'humilité : si le partage peut être imposé, avec force et violence parfois, l'humilité nous enseigne le doute, la sagesse favorisant le volontariat conscient plutôt que le passage en force.
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On le perçoit donc, les vertus nous conduisent à l'engagement qui lui-même nous conduit au partage. Notion fondamental nécessaire mais non suffisante à notre salut (autre débat..cf. les conditions du succès d'un développement soutenable..)
Nous voilà donc face à cette notion, le partage, que l'on retrouve sous deux formes bien distinctes dans notre business as usual de tous les jours à savoir : d'un côté l'économie, l'entreprise en général et la finance en particulier et de l'autre cette notion sociale, d'économie solidaire, d'humaine et d'éthique de l'autre. Comment relier cette dernière notion vertueuse comme on vient de l'illustrer avec les notions du partage dans notre économie de marché ?
Commençons par regarder cette vidéo sur le partage...de documents !
On le voit les "vertus" pour le coup économiques et marchandes du partage sont nombreuses : ici gain de temps, d'espace mémoire, de ressources, donc de fiabilité, bref de performance, nous y voilà !...
D'un coté le gain de performances économiques pour "l'ordre" technique et scientifique que représentent l'entreprise et l'économie, de l'autre le gain de performance dans le développement personnel, humain, social d'un point de vue donc de l'épanouissement personnel et de bien-être de tous.
Ce que soutiennent les principes du sustainable development, c'est justement une approche globale, systémique des choses. Il ne doit pas (plus) y avoir d'un coté la recherche de performances économiques et de la l'autre la recherche de la "performance" sociale qui n'est autre que notre quête quotidienne du bonheur pour chacun. Car à cloisonner les recherches de performances par systèmes, on en oublie la complexité du système global. Et l'on oublie ce que la complexité nous enseigne : la somme des performances indépendamment développées, non concertées, non partagées ne sera jamais égale à la performance globale qu'une société dans sa globalité requiert pour durer.
On le voit, penser dans la durée notre vie personnelle, nos entreprises, nos états, nos sociétés...Bref notre humanité, c'est à la fois changer notre angle de vision mais également observer par de nouveaux prismes notre réalité de plus en plus complexe et donc de plus en plus dangereuse car non maîtrisée. C'est à la fois prendre du recul et de la hauteur, c'est donc trouver de nouvelles postures, de nouveaux comportements plus que de nouveaux outils face au réel dans notre vie de tous les jours...là est la difficulté et l'enjeu majeur de notre devenir. Si ces outils sont bien entendu nécessaires comme les outils de mesures, d'incitation, de contrôle (émissions de CO2, code éthique...) mais aussi de production (ENR, tri des déchets...) ils risquent fort de ne pas être suffisants. Car notre tendance "naturelle" va bien plus sur le plaisir de construire des outils que de s'interroger sur le pourquoi de ceux-ci et de la place des hommes au coeur de tout cela...l'outil au service de l'homme ou l'inverse ?
A fabriquer de nouveaux outils "techniques" quand bien même seraient-ils "verts" ou plus verts , nous risquons une fois de plus d'oublier les hommes qui se cachent derrière et qui eux n'ont toujours pas reçu d'outils pour apprendre à partager...
Si l'innovation technique et technologique de la "Green economy" comme de la "Knowledge economy" créera des richesses, des emplois et des biens de consommations nécessaires à notre développement, elle devra également s'accompagner d'innovations sur le plan humain pour que ce développement soit réellement celui des hommes et donc soit réellement pérenne. Ces innovations plus d'ordre mentales et comportementales relèvent plus pour le coup d'une "Green attitude" et d'un "Knowledge of human" c'est à dire de soi-même et des autres. Autre programme me direz-vous mais tellement passionnant et riche d'expériences à vivre...Espérons que ce "goût des autres" viendra alors peut-être de ce sursaut de quête de sens chez chacun d'entre nous. Quête en développement espérons-le, ne pouvant que développer notre sens du partage.
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