lundi 12 juillet 2010

Ne cherchez plus....

Nous cherchons tous des réponses à nos inlassables questions qui nous angoissent et nous taraudent comme notamment celles posées sur notre devenir...où serai-je demain ?...Quel job ?...Quel moyen de subsistance ?....En fait, celles qui relèvent de nos plus grandes peurs.

Beaucoup se les posent après avoir connu une remise en question suffisamment forte pour sortir la "tête du guidon" et prendre du recul sur leur vie.
Ceux toujours dans le "guidon" sont les mêmes...mais juste un peu avant...

Car nous n'échappons pas  à une remise en cause un jour ou l'autre de notre vie, de notre moi. Notre époque est d'ailleurs propice à accélérer cette  fréquence de remise en question. Seuls ceux qui à la fois ne se seraient pas volontairement retrouvés dans cette posture de questionnement et se croiraient à la fois à l'abri du besoin peuvent encore penser le contraire. Mais de quels besoins parlons-nous?....

Il est vrai que pour chaque niveau de besoin comme Maslow l'a montré en son temps, les motivations et  quêtes de chacun seront différentes....avant sans doute de parler de sens, de questions philosophiques..., il faudra pour certain rechercher tout simplement de quoi se nourrir...mais il me semble qu'une fois les besoins primaires satisfaits (ce que les "droits de l'homme" de nos sociétés "évoluées" sont sensés garantir) les autres besoins, plus que de se superposer se mélangent...il me semble qu'il y a un point de rupture chez l'individu le faisant basculé de la conscience du rien à la conscience de soi et des autres très vite dans la foulée...

La prise de conscience de soi profonde va de pair avec celle des autres...elle nous montre très vite que je ne suis pas différent des autres en tant qu'espèce humaine, mais juste en valeurs morale, en qualité et en quantité de savoir, en savoir-être, en savoir-faire, etc. (laissons l'avoir et le pouvoir de côté). Et à bien y réfléchir on s'aperçoit vite à quel point nous sommes tous très différents sur ces acquis et en même très semblable sur notre nature . Nos différences, bien qu'essentielles à nos yeux, ne le sont pas à l'échelle de la race humaine et par voie de conséquence à l'échelle des valeurs des humanistes...ce qui nous amène à revenir aux fondements mêmes des droits de l'homme...sensés établir une loi universelle d'égalités entre eux.

Pour les septiques, une simple observation lucide et critique autour d'eux leur démontrera le contraire : Nul n'est à l'abri de quoi que ce soit. Car si notre patrimoine financier nous permet de nous rassurer pour un temps, nos relations de business d'avoir le sentiment d'être  puissant, notre confort de vie d'occulter notre propre questionnement...rien de ces domaines du matériel ou de «l’amour de soi» réfléchis par les autres ne pourra combler la solitude de notre moi quand enfin on se retrouve seul, ne serait-ce pour quelques minutes pour se poser les questions sur soi...celles mêmes qu’on passe son temps à  ignorer "grâce" à notre vie "bien remplie" ...

Là les quelques sentiments sur vous-même renvoyés par les autres se taisent, plus de proches pour vous dire qui vous êtes, ce que vous faites de votre vie. Les quelques "recommandations" faites par votre patron et vos relations en général  soigneusement conservées dans votre mémoire ou votre vitrine sociale, vous renvoient à vous-même...seul juge de vos actes et pensées...

C'est questions bien que légitimes captent non seulement une bonne partie de notre temps, mais également d'énergie et de mal-être. De plus elles captent notre attention sur le "demain" nous faisant oublier et passer à côté du moment présent qui seul en réalité existe et constitue notre "vraie" vie.


Bien des êtres humains se posent chaque jour sur terre ces questions alors que d'autres se demandent tout simplement s'ils auront de quoi manger et dormir, car plus de  2 milliards d'individus ne savent pas en se levant le matin s'ils pourront nourrir simplement leur famille jusqu'au soir...
D'autres, bien que mieux lotis et plus haut perchés sur la pyramide (de Maslow par exemple), n'ont pas ce même souci...de court terme, ils l'ont tout autant sur une échelle  à plus long terme, il ne s'agit juste que d'une question de "visibilité" et de moyens.
Car si les exigences ne sont pas de mêmes quantités et de qualités entre ces deux "autres", cela engendre, vous en conviendrez peut-être avec moi,  des questions fondamentales communes et état d'angoisse et de recherche plus ou moins permanent chez l'homme : où je dois aller, quelle voie dois-je prendre, que dois-je faire pour être (enfin?) heureux, comment gérer cette situation, suis-je et serais-je à la hauteur, cela va-t-il me plaire,  vais-je me tromper...bref, comment vivre pleinement une vie la plus heureuse possible ?

Je pense pour ma part qu'être heureux, ressentir cet état intérieur de bonheur, ce «gout de vivre» passera tout d'abord par l'évanouissement de nos peurs et en conséquence prendre à bras le corps et «vivre pleinement» le moment présent...quelqu’il soit. Car la peur dans un premier temps paralyse, la pensée comme l'acte, vous mine et vous épuise ensuite intérieurement (moralement comme physiquement) et enfin sera une très mauvaise compagne en générale et mauvaise conseillère en particulier.

Se connaître, c'est d'abord vouloir chercher à se connaître, car cela ne tombe pas du ciel un matin en vous réveillant. De même que vous devez "travailler" pour apprendre une langue étrangère ou toute autre chose, il faudra "travailler" sur vous -même cette fois pour espérer un jour mieux vous connaître sans jamais toutefois y parvenir totalement...et c'est tant mieux me direz-vous. Car si nous changeons rarement, nous évoluons sans cesse et donc notre connaissance de nous-mêmes ne peut qu'accompagner cette évolution sans jamais la précéder.

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